Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 15:06


Benjamin VANDERGUCHT (Londres, 1753-1794),
Portrait de deux amis (ou de deux frères), avant 1784.
Huile sur toile, Paris, Musée du Louvre.

 

Le XVIIIe siècle a été fécond en fratries musiciennes. Bien sûr, l’exemple qui vient le plus rapidement à l’esprit est celui des fils de Johann Sebastian Bach, mais ces frères bien doués ne doivent pas en faire oublier d’autres, comme, entre autres, les Marcello à Venise, les Graun à Berlin ou les Benda, actifs eux aussi en Prusse. C’est à ces derniers que l’ensemble Il Gardellino consacre une très belle anthologie de concertos publiée il y a quelques semaines par le label Accent.

 

František (Franz) et Jiří Antonín (Georg Anton) Benda, nés respectivement en 1709 et en 1722, sont tous deux originaires de Staré Benatky en Bohême, où leur père, marié à une femme elle-même issue d’une famille de musiciens, les Brixi, était tisserand mais aussi joueur de hackbrett et d’instruments à vents. Si la première formation musicale des deux enfants se déroula dans un milieu familial où leurs aptitudes ne pouvaient trouver qu’un terrain favorable pour s’épanouir, leur trajectoire fut ensuite un peu différente.

Franz (portrait ci-contre) fut enfant de chœur, successivement à la Nicolaikirche de Prague, de 1718 à 1720, puis à la Hofkapelle de Dresde. Dans cette dernière cité, qui pouvait alors s’enorgueillir d’attirer certains des plus brillants virtuoses au sein d’un orchestre dont la réputation était fameuse dans toute l’Europe, le jeune musicien, qui y demeura jusqu’en 1726, eut sans doute tout le loisir de parfaire sa technique, très probablement sous la houlette de Johann Georg Pisendel (1687-1755), le plus célèbre violoniste allemand de son temps. Franz occupa ensuite un modeste poste à Vienne avant de gagner l’orchestre de la Cour de Varsovie en 1729. A la mort d’Auguste II, roi de Pologne, en 1733, il retourna à Dresde où il fut recruté par le futur roi de Prusse, Frédéric II, qui le nomma premier violon de son orchestre en 1740. Ayant obtenu le poste prestigieux de chef de pupitre en 1771 en dépit de sa santé déclinante, Franz Benda mourut à Postdam en 1786, après 53 ans passés au service du même prince.

Georg Anton (portrait ci-contre), s’il fréquenta également, grâce à l’entremise de son frère, la cour de Frédéric II, n’y fit pas carrière. Il fit de solides études tout d’abord chez les Piaristes à Kosmonosy (1735-1739) puis chez les Jésuites à Jičín jusqu’en 1742, qui lui permirent, outre de parfaire ses connaissances musicales, d’acquérir une solide culture générale ; on sait, par exemple, qu’il parlait le latin, le français et l’italien et montrait de l’intérêt pour la politique et la philosophie. Ayant fini ses études, il rejoignit Postdam et entra dans l’orchestre de Frédéric II en qualité de violoniste et d’altiste. En 1750, Georg Anton obtint le poste de Kapellmeister de la cour de Gotha, laissé vacant par la mort de Gottfried Heinrich Stölzel (1690-1749). Son employeur, le duc Frédéric III, lui offrit de voyager six mois en Italie entre octobre 1765 et avril 1766, ce qui permit au compositeur de développer son goût pour la musique vocale. De retour à Gotha, il y produisit des opéras, intermèdes et mélodrames, ces derniers salués avec enthousiasme par Mozart. En 1780, pour des raisons inconnues, il quitta la Cour de Gotha pour mener une vie de tournées qui le menèrent à Vienne, Hambourg et Paris. Georg Anton Benda finit par se retirer en Thuringe, à Bad Köstritz, où il mourut en 1795.

 

À Berlin, les frères Benda côtoyèrent les musiciens particulièrement brillants dont Frédéric II, qui, rappelons-le, jouait de la flûte et composait, avait su s’attacher les services, comme Johann Gottlieb (1702/03-1771) et Carl Heinrich (1703/04-1759) Graun, Johann Joachim Quantz (1697-1773) ou encore Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788). Les concertos proposés dans cette anthologie montrent à quel point la manière développée par les compositeurs actifs en Allemagne du Nord, en particulier l’Empfindsamer Stil (« style sensible », cliquez ici pour en savoir plus) cher au deuxième fils Bach, a laissé des traces indélébiles chez les deux Bohémiens.

Les deux œuvres de Franz Benda n’ont probablement pas été jouées à la Cour, car leur esthétique s’éloigne trop nettement de celle qui était prisée par le monarque pour y avoir été goûtée. Frédéric II (portrait de 1763, ci-contre) semble, en effet, avoir privilégié une musique que l’on nommerait aujourd’hui « galante », plus soucieuse de charme mélodique, de simplicité et de fluidité, que d’expérimentations sonores et émotionnelles. Or, ce sont bien des couleurs préromantiques qui se dégagent du mouvement central du Concerto pour violon en mi bémol majeur (c.1760), dont les mouvements extrêmes s’inscrivent plus, à mon sens, dans le sillage du Baroque finissant, et qui baignent entièrement le Concerto pour flûte en mi mineur (c.1764). L’Affettuoso ma non troppo du premier, page toute de clairs-obscurs mélancoliques, cultive ce lyrisme prégnant qui, selon les contemporains, était la caractéristique du jeu de violon de Franz Benda, tandis que le second se livre complètement à des véhémences théâtrales qui se placent déjà dans la mouvance Sturm und Drang (« tempête et oppression ») qui déferla sur presque toute l’Europe jusque dans la décennie 1780. Avec ce concerto pour flûte, nous sommes loin de l’atmosphère de pastorale qui s’attache souvent à l’instrument ; la lutte entre le soliste et l’orchestre, le caractère dramatique et heurté du premier mouvement (Allegro con brio) ont mis en fuite les bergers et bergères surpris par l’orage, l’Adagio un poco andante central, avec cordes en sourdine, semble dérouler une longue rêverie, bousculée par le Presto conclusif, teinté de saveurs populaires bohémiennes, où, de nouveau, la tension entre le soliste et l’orchestre induit un sentiment d’instabilité qui ne dissipe pas pleinement avec l’accord final.

Les concertos pour clavier de Georg Anton Benda ne sont pas datés, mais on les situe généralement dans la dernière décennie de l’activité du compositeur à Gotha (c.1770-1780, gravure de la ville vers 1730 ci-dessus). Tous deux se placent encore plus clairement dans le sillage de CPE Bach que les œuvres de Franz et ne font guère de concession ni au goût dominant de leur époque ni à celui que pourrait avoir l’auditeur pour des ambiances apaisées. L’emploi de tonalités « difficiles », fa mineur et, surtout, le peu fréquenté, à l’époque Classique, si mineur, les unissons sauvages, les incessants changements d’humeur, l’irruption brutale des silences, le climat général d’instabilité des mouvements rapides et la mélancolie diffuse des mouvements lents signalent l’intérêt de Georg Anton pour une musique capable de traduire au plus près les flux et les reflux imprévisibles des passions et révèlent aussi le compositeur de mélodrames, qu’il s’agisse du bien nommé Arioso du Concerto en si mineur, dont le chant possède quelque chose d’ineffablement tendre et nostalgique, ou de l’Allegro di molto final du Concerto en fa mineur, conçu, lui, comme un air de fureur d’opéra. Ces concertos, même s’ils font usage de procédés rhétoriques assez communs à l’époque, n’en possèdent pas moins un caractère éminemment personnel qu’il est difficile, à mon sens, de ne pas trouver touchant. A l’opposé de cette palette d’affects plutôt sombres, le très court Allegro scherzando, mouvement final d’un Concerto pour clavier en sol majeur donné en clôture de programme, joue la carte d’un humour qui n’est pas sans rappeler celui d’un Haydn, avec son mouvement perpétuel sautillant et rieur.

 

Ces œuvres exigent des interprètes qu’ils s’en saisissent avec vigueur mais sans brutalité, soulignant les arrêtes vives d’une musique qui en comporte beaucoup sans oublier, pour autant, sa dimension lyrique. Le pari est relevé par Il Gardellino avec un enthousiasme réjouissant. Les musiciens appréhendent les enjeux de ces partitions avec beaucoup d’intelligence et l’écoute mutuelle dont ils font preuve leur permet l’approche dynamique et contrastée qu’elles exigent sans jamais les conduire à forcer le trait. Les mouvements rapides sont enlevés brillamment mais sans ostentation et sans frénésie, les morceaux plus intimes s’ils sont effusifs, ne sont jamais gangrénés par un excès de lourdeur pathétique, rédhibitoire dans ce type de répertoire. Malgré une prise de son légèrement réverbérée, qui apporte néanmoins un supplément de corps appréciable à l’ensemble, le trait est ferme, les équilibres sonores et les couleurs instrumentales parfaitement respectés. La comparaison avec d’autres versions des œuvres proposées dans cet enregistrement tourne immanquablement à l’avantage des lectures d’Il Gardellino, qui se distinguent par l’atmosphère de complicité qu’elles dégagent ainsi que par leur sens du rebond et leur vitalité. Pour les amateurs de musique préclassique et préromantique, voici une excellente parution à ne manquer sous aucun prétexte.

 

Franz BENDA (1709-1786), Concerto pour flûte en mi mineur, Concerto pour violon en mi bémol majeur. Georg Anton BENDA (1722-1795), Concerto pour clavier en si mineur, Concerto pour clavier en fa mineur, Allegro scherzando du Concerto pour clavier en sol majeur.

 

Jan de Winne, flûte traversière. Ryo Terakado, violon. Shalev Ad- El, clavecin.
Il Gardellino.

 

1 CD [durée totale : 76’42”] Accent ACC 24215. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extraits proposés :

Franz Benda,
1. Concerto pour flûte en mi mineur : 1er mouvement, Allegro con brio.

Georg Anton Benda,
2. Concerto pour clavier en si mineur : 2e mouvement, Arioso.
3. Concerto pour clavier en fa mineur : 3e mouvement, Allegro di molto.

Par Jean-Christophe Pucek - Publié dans : Gemmes - Communauté : musique classique
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Commentaires

Troublant billet que celui que tu viens d'écrire ; j'en redoutais les extraits. Et me voici toute enchantée, tant par le contenu lu que celui entendu (et écouté !).
Tu as l'art de savoir transmettre ton amour des choses ainsi que tes connaissances !
Merci !
(Et hop, un autre CD issu de Passée sur ma liste de commande, qu'il me tarde d'écouter "en vrai" !)
Bises
Commentaire n°1 posté par Marie-Emmanuelle le 22/11/2009 à 19h26
Tu sais, à partir du moment où je peux amener celles et ceux qui me font l'honneur de me lire à partager un peu de la musique en laquelle je crois, je suis le plus heureux des hommes. Après, certains auraient sans doute dit les choses avec plus de connaissances et de sensibilité que je ne l'ai fait, mais je suis heureux que tu aies accompli, grâce à ce petit billet, un premier pas vers l'univers des Préromantiques dont, j'en suis certain, tu as encore beaucoup à recevoir.
Bises.
Commentaire n°2 posté par Jean-Christophe le 22/11/2009 à 19h46
mon papa adore la musique classique, du coup mon enfance fut bercée par elle entre autre.....j'avoue ne plus en écouter et du coup je prends plaisir à découvrir les extraits que tu proposes et tes connaissances sur le sujet sont le petit plus qui fait toute la différence. Alors même si je suis de très loin d'avoir ton "oreille", j'ai pris plaisir à écouter cet extrait une fois Enzo couché....
Je pense bien à toi, 
Commentaire n°3 posté par stéphanie le 22/11/2009 à 22h13
Tu sais, chère Stéphanie, le tout est de se mettre en position d'accueil vis-à-vis de ce que l'on écoute, de laisser venir la musique (quelle qu'elle soit) à soi, d'accepter de se laisser séduire, emporter, étonner : j'espère que tes visites ici te donneront encore de ces petits instants de plaisir, infiniment précieux, tellement rares quand on y réfléchit. J'imagine la jeune maman que tu es, son petit endormi, écoutant ces musiques qui lui parlent, sans en avoir l'air, de sa propre enfance. Le tableau, cette rencontre de deux enfances, m'a ému lorsque j'ai découvert ton commentaire très tôt ce matin.
Je pense bien à toi et te dis à très vite.
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 19h27
Et je répondrai présent : quelle musique ! j'adore! Encore une fois, merci à toi, Monsieur le Passeur, pour cette belle découverte ! Décidémment, après Carl Philippe Emmanuel Bach, Haydn, tu me fais découvrir d'autres merveilles préclassiques. Merci, Maître :)
Commentaire n°4 posté par L'estro armonico le 22/11/2009 à 23h53
C'est un plaisir, cher Mr de l'Estro, de te faire découvrir de nouvelles musiques à toi qui as déjà une solide culture en la matière. L'univers des Préromantiques n'a pas livré encore tous ses secrets et j'espère encore, au détour d'un billet, qu'il te donnera de nouvelles raisons de t'émouvoir.
Merci de ta fidélité, mon ami.
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 19h30
Portrait de deux frères ? l'un ressemble au père et l'autre à la mère ... Je fais l'âne pour les frères de son nourris au même lait. Douze années les séparent, que tient-il en main droite qui masque ??? et puis leur regard de comploteurs surpris. Tu me ravis par tes choix, quels doivent-ils être quand tu es inspiré ...
Commentaire n°5 posté par Marie le 23/11/2009 à 13h53
Je ne sais pas, chère Marie, ce que ça donnerait si j'étais un tant soit peu inspiré Mes billets deviendraient peut-être plus intéressants ? J'aime beaucoup ce tableau moi aussi, je l'ai découvert un peu par hasard en flânant sur la toile et je l'avais réservé pour plus tard. Et le côté "fier de leur coup" des deux frères s'est naturellement imposé ici
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 19h34
Un allegro qui calme la tempête du dehors ...
Commentaire n°6 posté par Marie le 23/11/2009 à 13h54
Et éveille (du moins pour ma part) celle du dedans
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 19h34

Au fil de tes billets je découvre une musique qu je ne connaissais pas et t’en remercie cher Jean-Christophe. Par tes connaissances et ton partage j’apprécie la musique bien différemment et ose voyager en terres inconnues.

Comme le souligne Marie-Emmanuelle tu es passeur virtuose de son art.

Merci à Il Gardellino de nous offrir telle musique. 

Plaisir des oreilles, plaisir d’apprendre et plaisir des yeux : j’aime la toile qui illustre ton billet ambiguë comme le clair-obscur de la musique...

Je t’embrasse

Commentaire n°7 posté par David (67) le 23/11/2009 à 15h56
Le passeur a encore bien du travail pour atteindre la virtuosité, cher David. Pour le moment, il vole un peu de temps pour tenter de conduire ceux qui lui font l'amitié de le lire à lever avec lui un petit coin du voile du riche patrimoine que nous offre la musique. Alors quand je lis ici que ces extraits ont su toucher et apporter du plaisir, tu penses bien que je suis aux anges, non pour moi, mais bien pour eux, ces frères Benda qui nous font un signe de leur éternité pour nous inviter à les suivre.
Je t'embrasse
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 19h40
Je ne serais pas allée spontanément, mon JC, vers cette musique-là tu le sais. Je me réjouis donc d'autant plus volontiers de cette belle découverte qui me procure une grande joie. 
La musique est non seulement un ravissement pour l'oreille, mais elle est aussi attachante. Ce sont de très belles compositions que tu nous livres et c'est un vrai bonheur de les découvrir. 
Les musiciens sont excellents et je les trouve très complices dans leur interprétation, enthousiaste et convaincante.
La flûte est une merveille mais le claveciniste, ah le claveciniste... Quand je te dis que le clavecin sied aux garçons  Si leur rapport à l'instrument est le même, sensuel et non dénué d'une certaine ironie, leur "art de toucher le clavecin", et Monsieur Couperin ne s'y est pas trompé, diffère du nôtre, j'en reste convaincue depuis Scott Ross (oui oui, difficile de me détacher du Maître )
Prends soin mon JC de cultiver encore et toujours ce don que tu as reçu pour la transmission des choses, de même qu'on entretient son talent pour la musique, car il est unique et rare.
Je t'embrasse fort. 
Commentaire n°8 posté par Ghislaine le 23/11/2009 à 16h21
Je t'ai fait prendre un chemin de traverse, Carissima, une de ses sentes d'autant plus délicieuses qu'elles nous éloignent subtilement de nos repères ? Tu ne peux t'imaginer à quel point j'en suis heureux, mû par la sensation sans doute un peu stupide de t'avoir amenée à découvrir un univers que tu n'appréhendais peut-être pas dans sa totalité, toi qui pourrais m'en remontrer à chaque instant sur la musique.
Tu as raison, ce disque est une très belle réussite, la rencontre d'un répertoire qui mérite d'être plus amplement connu et d'interprètes talentueux, en solistes comme en ensemble constitué, qui savent transmettre à ceux qui les écoutent le plaisir qu'ils ont à jouer ces oeuvres. Je ne sais pas si je possède un quelconque don pour parler de ce qui me touche, mais ce qui est certain, c'est que, pour le coup, les frères Benda m'ont bien facilité la tâche (seraient-ce parce qu'ils sont tchèques ?) en m'offrant un bonheur que je ne pouvais et ne voulais pas garder pour moi seul.
Je t'embrasse fort moi aussi.
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 19h56
Quelle jolie musique!!! bien mieux que du andré Rieu... j'arrete là sinon je vais me faire étripé!! Je me lève et je confirme!!! J'aime beaucoup!! ;)
Commentaire n°9 posté par Le néophite masqué le 23/11/2009 à 20h34
Je t'ai reconnu ! Et ça me fait trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrès plaisir que tu te sois risqué jusqu'ici, même sous un masque Pour ce qui est de la comparaison en défaveur d'André Rieu, il faut que je demande à ma mère, car, outre que je ne serais sans doute pas pleinement objectif sur les qualités de ce monsieur, je ne suis pas certain qu'elle préfèrerait cette musique à celle du "violoniste sur le retour cheveux au vent"
Bises, mon ami.
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/11/2009 à 20h47
Qu'ajouter d'opportun et de sensé à cette analyse musicale ?
J'aime, bon d'accord, j'aime, et après, quelle importance ? Les sons seraient sans moi et se passent très bien de moi.
Que tu m'ouvres de nouvelles fenêtres ? Cela aussi est tellement évident...
Donc, à défaut de pouvoir dire intelligemment, je fais miennes les paroles de Ghislaine qui, elle, a su continuer le sens de ton billet par le commentaire approprié.
Mais venons-en au tableau des deux frères, là je suis netement plus à l'aise.
Pour moi qui n'ai que des soeurs, le frère a goût de paradis perdu, maman n'amena pas à terme la naissance de ce qui aurait dû être un frère, alors, en littérature comme en peinture le thème de la fraternité m'a toujours fasciné, surtout poussé à son paroxysme, celui de la géméllité comme les a si magnifiquement mis en page Tournier.,
Mais ces deux frères que tu nous proposes, sont-ils vraiment des frères ? Il y a là comme un parfum d'éraste et d'éromène, de celui qui a l'air plus abstrait et de celui qui fixe avec intensité non équivoque son parèdre.
j'ai pensé à une bien belle histoire de cette même époque et que tu connais bien, tu ne vois pas ?
Laurent Aymone de Franquières et Charles d'Herculais bien sûr.
Bravo, tu as trouvé.
Commentaire n°10 posté par Henri-Pierre le 23/11/2009 à 22h30
Pour un prolongement, c'en est un et de fort belle facture, cher Henri-Pierre. Tout comme toi, j'ai de sérieux doutes quant aux liens du sang qui unissent ces frères supposés qui me semblent si proches, si tendres. Si ce sont effectivement deux amis, alors oui, je veux bien, tout comme toi, y voir une projection, miraculeuse parce qu'inattendue, de Franquières et d'Herculais, mystérieusement transportés outre-Manche. Jusqu'où les retrouverons-nous ces deux-ci ?
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 24/11/2009 à 20h17
Je rentre, j'écoute...
*soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir*
je voudrais tellement dire et je ne trouve pas les mots...
surtout pas après tous ces éminents commentateurs...
*soupiiiiiiiiiiiiiir*
alors je laisse juste une petite trace de mon passage...
A bientôt!
Commentaire n°11 posté par La Trollette le 24/11/2009 à 19h41
Oh dis, chère Trollette, tu aurais au moins pu nous dire si tu as aimé cette musique ! Mais grand merci, en tout cas, pour ce petit caillou blanc laissé sur le chemin
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 24/11/2009 à 20h19
Ecouter, relire ....
Au terme de "Passeur" je lui substitue volontiers celui de "Guide". Cela te correspond mieux.
Commentaire n°12 posté par Marie le 19/01/2010 à 20h30
Tu ne trouves pas que "guide", ça fait un peu Michelin ou Gault et Millau, chère Marie ?
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 20/01/2010 à 20h09
passeur a une conotation négative ... et onéreuse !
Commentaire n°13 posté par Marie le 20/01/2010 à 20h11
Tu crois que mon site à l'allure d'un bouge ou d'un sombre embarcadère, chère Marie ?
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 20/01/2010 à 20h19
Rhoooooooooooooooooooooooooooooooooo ! Il est tout simplement merveilleux "ton" site !
Commentaire n°14 posté par Marie le 20/01/2010 à 20h34
S'il est merveilleux, chère Marie, c'est parce que toutes les sensibilités s'y croisent
Réponse de Jean-Christophe Pucek le 23/01/2010 à 19h33

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