Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 17:23


Sebastian STOSKOPFF (Strasbourg, 1596-Idstein, 1657),
Livres, chandelle et statuette de bronze, c.1635-1645 ?
Huile sur toile, Paris, Musée du Louvre.
[cliquez sur l’image pour l’agrandir]

 

Cher Sébastien,

Voici encore une de vos magies. Quelques livres, une statuette, un globe de verre, une chandelle. Trois fois rien. C'est pourtant tout un univers que vous dévoilez ici, nimbé dans ce clair-obscur dont vous vous plaisez à envelopper nombre de vos compositions. Fallait-il que vous chérissiez l'ombre pour en faire un des vecteurs de l’expression de la fragilité et des écartèlements de nos existences.

 

Avez-vous lu, cher Sébastien, ces Pieux désirs de l'âme du père jésuite Hermann Hugo que vous placez en avant de la scène en les opposant au Guitariste masqué du recueil des Gobbi de Jacques Callot, dont l'ironie bouffonne et grimaçante les surplombe, tandis que, sur le côté, un guerrier de bronze s'apprête à dégainer son épée ? Le triangle que vous matérialisez entre ces trois éléments dit à merveille nos aspirations, nos doutes, nos luttes, tandis que la chandelle et le globe de verre nous rappellent le caractère instable et transitoire de toute chose. Vanité ? Bien sûr, tout comme cette Corbeille de verres qui, de façon aussi inattendue que réjouissante, a tant ému ceux qui, au cours d’un bel automne parisien, en ont découvert la magie menacée ; une Vanité, cette fois encore, sans crâne, sans bougie au bord de l'extinction, sans sablier.

Vous êtes décidément un maître de l'allusion. Chacun de vos tableaux, en dehors du plaisir esthétique qu'il procure, se mue invariablement en objet de méditation, en petit exercice spirituel à pratiquer là où l'intimité impose le silence. Lorsque votre pinceau s'en empare, le monde muet des objets se met à nous regarder, comme nous dévisage la statuette armée que l'on dirait presque animée, et dont il est difficile de déterminer si elle nous invite ou nous menace. Nous enjoint-elle de lutter, comme elle semble s'apprêter à le faire, pour ne pas nous laisser entraîner par nos contradictions spirituelles, symbolisées par l'ouvrage de piété et le recueil d'estampes ouverts comme deux des routes qui s'offrent à nous, ainsi que le suggère sa position isolée, qui s'oppose au groupe formé par les autres objets ? Avez-vous également voulu distinguer, par cette séparation, ce qui est voué à une rapide dégradation de la pérennité du bronze ? Un peu de tout ceci, sans doute. Mais il ne faut pas oublier que votre guerrier n'est qu'une figurine, un petit objet précieux et dérisoire dont les pieds sont solidement fixés à un socle qui emprisonne ses mouvements. C'est vainement qu'il tente de tirer l'épée, son sursaut est aussi illusoire qu'inutile. « Ne perdez pas un temps qui vous est compté à lutter contre l'inéluctable », semblez-vous nous dire, « songez plutôt au salut de votre âme, car, tôt ou tard, cette bougie qui, pour l’heure, vous éclaire et vous réchauffe finira par s'éteindre. » Et si ce guerrier nu à l'expression ambiguë qui nous toise n'était finalement qu'un avant-courrier de la mort qui rode et menace l'équilibre toujours précaire, suggéré par la position du carnet d'estampes comme du globe de verre, de nos dérisoires existences ?

 

Mais assez de mots maladroits. Mieux vaut laisser le Von der Ewigkeit du lübeckois Nicolaus Hasse tisser avec votre œuvre un plus juste dialogue. « Ô Éternité ! combien dures-tu ? Ô Éternité ! Le temps des hommes pourtant se hâte vers toi, comme le cheval fougueux courant au combat... » N’est-ce pas une part de ce que vous souhaitiez nous dire, cher Sébastien ?

 

Nicolaus HASSE (c.1617-1672) : Von der Ewigkeit.

 

Carlos Mena, contre-ténor.
Ricercar Consort.
Philippe Pierlot, viole de gambe & direction.

 

De Æternitate. Œuvres de Johann Christoph Bach, Christoph Bernhard, Christian Geist, Johann Michael Bach, Johann Adam Reincken, Nicolaus Hasse, Johann Fischer, Christian Spahn, Melchior Hoffmann.
1 CD Mirare MIR 9911. Ce disque peut être acheté en cliquant ici.

Par Jean-Christophe Pucek - Publié dans : Cimaises
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Commentaires

C'est l'homme aux verres brisés (pas tous) je crois que j'ai retenu quelque chose de cette finesse et comme je suis la première, j'arrive avec mes écouteurs, je n'ai pas encore lu, juste pour le nom de l'artiste et Toi.
Commentaire n°1 posté par Marie le 23/10/2009 à 17h56
Oui, c'est l'homme aux corbeilles de verres qui disent toute notre fragilité, chère Marie, et j'espère que tu as du plaisir à le retrouver ici
Commentaire n°2 posté par Jean-Christophe le 23/10/2009 à 18h00
Chérir l'ombre, comme tu y vas ! La concentration de la lumière coûtait pour illuminer certains détails. Combien de lumens pour une bougie, une chandelle même grosse comme un cierge !
Commentaire n°3 posté par Marie le 23/10/2009 à 18h01
Bien sûr, chère Marie, mais je crois que c'est une dimension qui existe chez Stoskopff, maître de la lumière amoureux de l'ombre.
Commentaire n°4 posté par Jean-Christophe le 23/10/2009 à 18h05
Abusé-je en commettant le troisième ? tu aiguises ma curiosité et le tableau nous enseigne également le raffinement de l'époque, les carnets de dessins étaient reliés ... ou alors il a voulu simplifier. Gutenberg c'était avant ... (sans rougir de confusion)
Commentaire n°5 posté par Marie le 23/10/2009 à 18h07
Il a simplifié, mais ce n'est pas dans la reliure que se situe cette liberté : c'est dans le costume du guitariste, chère Marie En fait, si reliure il y a, c'est bien parce qu'il s'agit d'un véritable recueil, les Gobbi de Jacques Callot, publié en 1622.
Commentaire n°6 posté par Jean-Christophe le 23/10/2009 à 18h14

Voila un billet qui invite à la méditation cher Jean-Christophe.

Difficile d’ajouter mots à cette lettre, je respecte l’intimité de celle-ci et préserve le silence…

…le dialogue entre la toile et la musique que tu as choisi dit bien mieux les choses que je ne saurais le faire.

Commentaire n°7 posté par David (67) le 23/10/2009 à 18h18
J'ai bien failli ne publier que la toile et la musique, cher David, tant les mots (surtout les miens) me semblent presque déplacés ici. Mais l'envie de m'adresser à Sébastien l'a finalement emporté.
A chacun, pour peu qu'il soit sensible à la fuite du temps et à ce qu'elle entraîne, de s'approprier maintenant les oeuvres selon son coeur.
Commentaire n°8 posté par Jean-Christophe le 23/10/2009 à 18h24
Johann Christoph Bach par Carlos Mena mon JC ?!! C'est rien que pour m'embêter à cause de Jarousski ? Allez avoue !  
Oui oui je sors et je reviendrai quand je serai plus sérieuse...  
Tu m'embrasses quand même fort ? Moi oui mon JC, très fort.
Commentaire n°9 posté par Ghislaine le 23/10/2009 à 19h57
J'avais pas fait le rapprochement, mais bon, entre Mena et Jaroussky, c'est vrai que mon choix est assez vite fait, Carissima Mais j'écouterai le CD que ce dernier a consacré à Johann Christian Bach, c'est certain
Je t'embrasse très fort moi aussi et merci pour ce sourire.
Commentaire n°10 posté par Jean-Christophe le 23/10/2009 à 20h09
Le Gros Rouge de Noyel a intérêt à se dotter d'un sac solide pour transporter tous les disques que j'ai mis sur ma liste. S'il se plaint, je te l'envoie, hein!

Bon, je n'ai rien de bien malin à ajouter aux commentaires précédents... et puis m'a prise une furieuse envie de gauffrettes, d'un coup...
http://www.augustins.org/fr/collections/bdd/zoom.asp?num=xx+37+005
Si, si, c'est aussi une vanité. En ma présence, les gauffrettes n'ont qu'une durée de vie extrêmement limitées!

(c'est pas mieux le weekend que la semaine, quand je commente... *soupiiiiiiiir*... la vieillure, mon bon monsieur, la vieillure me grignote... oui... comme une gauffrette! HA HA!)
(bon, là, promis, j'arrête et je m'en vais!)
Commentaire n°11 posté par La Trollette le 24/10/2009 à 15h15

Ton analyse est comme toujours parfaite, que ton choix musical renforce, mon cher Jean-Christophe. Mais, vois-tu, je crois profondément que pour celles et ceux qui parfois par hasard mais toujours par bonheur nous aiment, notre vie n'est en rien dérisoire. Quant à la mort, John Donne trouve les mots justes pour la remettre à sa place :

"Death be not proud"... Tu connais sûrement ce magnifique poème.

Rien ne nous oblige à tout considérer sub species aeternitatis et m'accrochant fermement au conatus de mon Baruch préféré, je demeure persuadé qu'une seule de nos vies vaut bien toutes les éternités.

Je t'embrasse fort.

Commentaire n°12 posté par Paul le 24/10/2009 à 15h20
Ciao Jean-Christophe

pas si dérisoire... notre combat... combat pour que reste vivant une certaine manière de sentir, de gouter, de vivre... la peinture... la musique.... la littérature... je me demande dans quelle mesure les vanités ne sont pas des respirations prises par l'humilité sur le chamin d'une lutte... éternelle, enfin aussi longue que la vie même. Un jour viendra, déjà en partie arrivé, où nous ne serons plus que quelques uns à célébrer l'existence du passé, et ce jour là nous verra encore plus... nécessaire. Ceci dit ton analyse est très bien, et reste ouverte, ce tableau est tension, il ne débouche sur aucune certitude. Je n'ai pas eu le temps d'aller au Louvre cet après midi mais grâce à ton billet j'ai bu à la source de notre histoire (si tu me permets la métaphore) et cela m'a fait du bien.
Bien à toi, avec mon amitié et mon admiration pour ton érudition et la générosité de ton caractère
Philippe
Commentaire n°13 posté par philippe parichot le 24/10/2009 à 17h59

Cher Jean-Christophe, Sébastien et Nicolaus,

Merci pour ce joli billet. Image et musique dialoguent superbement... il ne manque que la pleine obscurité dans la pièce qui m'entoure.. mais la nuit tombe. Ce n'est plus qu'une question de minutes. Je vous épargnerai mes ressentis et mes pensées. Ces peintures de Vanité m'interpellent - c'était là leur fonction première première, après tout ? Qui sommes-nous, en devenir ? N'ayons pas peur de l'affirmer : rien. La seule richesse que nous puissions espérer vient des rencontres :amis/amours, lectures, réflexions... Puissions-nous laisser cela à ceux qui nous l'ont apportée.

Un ami

Commentaire n°14 posté par L'estro armonico le 24/10/2009 à 18h11
Ah, Pierlot, Mena ! Sublime, forcément sublime. Ce disque merveilleux, paru en 2002 je crois, fait partie de mes disques de chevet. Extraordniaire leçon de justesse, d'humilité et de raffinement. Merci cher Jean-Christophe et excellent choix par rapport à votre billet. Bien amicalement. Philippe.
Commentaire n°15 posté par Philippe Delaide le 25/10/2009 à 13h11
Tu peux me l'envoyer le pourvoyeur de cadeaux de fin d'année, chère Trollette, je me ferai un plaisir de rajouter quelques titres à la liste que tu lui auras fournie
Tout à fait pertinent, ton rapprochement avec les gaufrettes de Baugin, qui, s'il n'a pas peint que des natures mortes (je ne sais pas si tu connais son Christ mort veillé par deux anges, mais c'est un tableau qu'il faut se donner le plaisir de contempler longuement), est un artiste absolument passionnant dans ce domaine. Je me demande si, un jour ou l'autre, je ne finirai pas par me livrer à quelques variations sur cette partie de son oeuvre.
A très vite.
Commentaire n°16 posté par Jean-Christophe le 25/10/2009 à 20h12
John Donne (que j'aime beaucoup) et Spinoza (qui a marqué la fin de mon adolescence) : quels beaux prolongements tu offres à mes quelques lignes, mon bien cher Paul. Je crois, moi aussi, qu'une seule de nos vies vaut bien toutes les éternités, sinon pourquoi certains Hommes bien doués s'acharneraient-ils à peindre, à écrire ou à composer ? Et nous, pourquoi nous obstinerions-nous à les suivre, à contempler, à aimer ?
Je t'embrasse fort.
Commentaire n°17 posté par Jean-Christophe le 25/10/2009 à 20h18

Revenu juste pour le plaisir de te relire, me permets-tu une petite remarque imprudente quand on s'adresse au spécialiste que tu es  : Ne trouves-tu pas que le chandelier est fort mal dessiné ainsi que la tranche des livres derrière lui alors que le reste de la toile est fignolée ? 

C'est peut être une fausse impression de ma part, mais ça m'intrigue !

Je t'embrasse vite avant de recevoir des coups 

Commentaire n°18 posté par Paul le 26/10/2009 à 19h21
Ciao Philippe,
Je pense que les Vanités nous enseignent deux choses essentielles, la certitude de notre condition de mortels et, dans le même temps, celle que, toute dérisoire qu'elles sont, nos vies méritent tout de même qu'on s'y arrête, qu'on les médite avec respect et émotion.
J'ai tenté, comme j'essaie toujours de le faire, de laisser les chemins vers l'oeuvre les plus ouverts possibles, afin que chacun puisse aller y puiser ce que son coeur peut vouloir y lire. Transmettre, mais sans contraindre, pour laisser affleurer le sens dans des temps où il fait si cruellement défaut.
Toute mon amitié te rejoint.
Commentaire n°19 posté par Jean-Christophe le 26/10/2009 à 19h35
Tu as raison, Mr de l'Estro, que sommes-nous ? Nous avons beau nous enivrer de la force de notre jeunesse, des frémissements, peut-être, que procurent nos réussites, professionnelles ou amoureuses, le constat est toujours le même, et c'est celui que faisait déjà le vieil Héraclite : "Tout s'écoule". Reste l'essentiel, un temps dont nous ignorons la durée mais qu'il nous faut mettre à profit pour porter ce que nous croyons juste et pour rencontrer l'Autre.
Amitiés.
Commentaire n°20 posté par Jean-Christophe le 26/10/2009 à 19h39
Tout comme vous, cher Philippe, j'ai une profonde affection pour cette très belle anthologie, que je considère comme un petit miracle d'intelligence et d'intimité, porté par des musiciens qui semblent trouver le ton juste de façon instinctive. Comme vous le dites si justement, une leçon.
Bien amicalement à vous.
Commentaire n°21 posté par Jean-Christophe le 26/10/2009 à 19h43
Mon bien cher Paul,
Je ne vais certainement pas te boxer pour ce que tu as écrit, puisque mes yeux me disent la même chose. J'ai l'impression que cette partie du tableau a été exécutée un peu plus rapidement (mais pas suffisamment, tout de même, pour affaiblir l'oeuvre), ce qui n'est pas spécialement étonnant quand on sait à quel point ce type de représentation était goûté au XVIIe siècle, amenant donc les artistes à faire face à une forte demande. Travail d'un assistant ? Hâte pour terminer une commande ? Nul ne le saura jamais et je t'avoue qu'il me plaît que cette toile conserve un peu de son mystère
Je t'embrasse fort.
Commentaire n°22 posté par Jean-Christophe le 26/10/2009 à 20h09

Quelle musique, une voix à la croisée du charnel et du désincarné, des accords hésitant à s'affirmer, comme lointains, comme une lumière qui se devine plus qu'elle ne se voit et dont les promesses ne seraient pas de ce monde.
Quant au tableau, à la croisée entre le tangible et l'évanescent, où la quiétude et la menace cohexistent avec harmonie, tu en fais une analyse d'une telle profondeur que j'en reste sans voix.

Commentaire n°23 posté par Henri-Pierre le 05/11/2009 à 11h41
Un billet à la croisée de pas mal de choses, cher Henri-Pierre : je crois que tu as, comme d'habitude, parfaitement saisi ce que je voulais faire passer dans cette lettre imaginaire.
Commentaire n°24 posté par Jean-Christophe le 07/11/2009 à 17h02

Difficile, cher Jean-Christophe, d'exprimer l'émotion que provoquent les trois arts réunis de la peinture, la voix et votre écriture.

Je serais bien audacieuse de "parler" après tant de mélomanes avertis, et derrière mon cher ami Henri-Pierre, qui dit si bien les sensations.

Vous me comblez; je vous embrasse fort.

Commentaire n°25 posté par Laura Limido le 17/04/2011 à 14h05

N'hésitez jamais à être audacieuse, chère Laura, vous savez que vous êtes accueillie à bras et à coeur ouverts ici. Et pour ce qui est de la justesse dans l'expression des émotions, l'ami Henri-Pierre ne me contredira pas si je dis qu'elle fait partie de vos nombreux dons.

Je vous embrasse fort et pense bien à vous.

Réponse de Jean-Christophe Pucek le 17/04/2011 à 15h00

Et voilà que mon dimanche s’ouvre sur un bouillonnement de réflexions et d’interrogations, suscité non seulement par le tableau proposé, l’analyse approfondie que vous en faîtes, Jean-Christophe, et le Von der Ewigkeit de Hasse, mais aussi par tout ce qui s’y est greffé par la suite ; les remarques et ajouts des uns et des autres, le poème de J. Donne, les œuvres de L. Baugin … Ce billet a une vraie dimension humaine. Merci de nous entraîner dans cette voie à votre suite.

L’art a ceci de magique, de réconfortant et de terrible à la fois, c’est qu’il conduit  à se dévoiler sans faux-semblants, presque à notre insu. Où s’arrête le commentaire, où commence ce qui ressort plus de la vie privée ?

Si nos vies ne sont peut-être que des plumes scintillant au vent, peu importe que certaines illuminent plus fort et plus longtemps que d’autres, l’essentiel, au final, est que nous ayons adressé cette lumière à d’autres et que d’autres l’aient reçue pour irremplaçable.

 

 

 

Commentaire n°26 posté par Danièle le 18/12/2011 à 12h30

Vous avez parfaitement raison, Danièle, l'art, en ce qu'il induit toujours, y compris à notre insu, des phénomènes d'identification, nous porte plus ou moins à parler de nous. Ce billet, qui n'est pas, à proprement parler, une analyse de tableau comme celles que j'ai pu écrire sur les Autoportraits de Dürer ou sur le Double portrait des Arnolfini de Jan Van Eyck, est assez personnel, comme les commentaires qui le suivent, mais, à la relecture, il possède effectivement une épaisseur humaine qui me touche. Ces petits moments de magie font partie des raisons pour lesquelles je poursuis, vaille que vaille, l'aventure de ce blog. Je vous remercie d'en faire partie avec autant de constance que de pertinence, et je vous souhaite une belle journée.

Réponse de Jean-Christophe Pucek le 19/12/2011 à 09h56

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