Partager l'article ! « Préludes et autres fantaisies » : le Bach brillant et familier de Violaine Cochard: ...
Cet enregistrement immortalise, en effet, la rencontre entre des pièces dont tout amateur mesure l’importance
dans la littérature pour clavier du XVIIIe siècle et un instrument d’exception ressuscité, avec tout le talent qu’on lui connaît, par Laurent
Soumagnac, dont les photographies du livret documentent quelques étapes d’un travail tout d’amoureuse précision. On ne propose plus guère aujourd’hui de programmes comme celui qui a été concocté
par la claveciniste, un véritable bouquet composé avec le cœur pour seul guide dont la visée n’est pas d’être exhaustif ou de faire référence, mais d’offrir un disque de plaisir que l’on déguste
comme un vin de soif. Violaine Cochard a donc fait le choix, à côté de pièces isolées tels des Préludes, des Fantaisies ou des Toccatas, d’en extraire d’autres de recueils constitués comme les
Inventions et Sinfonies (Sinfonies nos 5 et 11, BWV 791 et 797) ou Le Clavier bien tempéré (Prélude et fugue en fa mineur, BWV 881), voire d’isoler
des mouvements, ici le Prélude de la Suite anglaise n°2 BWV 809 ou la Gigue de la Partita n°1 BWV 825, là le Capriccio de la Partita n°2 BWV 826 et la Sarabande de la
fragmentaire Suite en fa mineur BWV 823, une décision qui pourra surprendre à une époque pour laquelle la présentation intégrale des œuvres demeure un principe fort. Le danger de la
fragmentation ou du manque d’unité qui pourrait menacer cette réalisation est heureusement annihilé par une organisation extrêmement intelligente des pièces ; de la première à la dernière, une
véritable progression est ménagée, avec ses envolées, ses tensions et ses détentes. Mieux encore, cette heure de musique prend très rapidement l’apparence d’un concert offert à un auditoire de
familiers, en même temps que s’en dégage un portrait crédible de Johann Sebastian Bach où sont illustrées, grâce à des pièces de provenance et de dates différentes, toutes les influences qui
traversent sa musique pour clavier, du goût pour l’aventure hérité du Stylus Phantasticus (Toccata BWV 913) aux visées pédagogiques de haut vol des Sinfonies, une
production dans laquelle le sens mélodique à l’italienne et le caractère chorégraphique venant de France sont unifiés par le sens de la structure et la science du contrepoint que l’on connaît au
compositeur.
L’autre vedette de ce récital est le magnifique clavecin qu’il donne à entendre et qui connaît ici son premier
enregistrement mondial. Restauré en 2007 par les soins de Laurent Soumagnac et de son Atelier du clavecin (voir le lien à la fin de cette chronique), cet instrument est probablement un des
premiers réalisés, vers 1740, par le facteur anversois d’origine allemande Joannes Daniel Dulcken (1706-1757), puis modifié à la faveur de son changement de décor, effectué à Venise par le
peintre Michaele Albani vers 1754-1764. La réalisation de sculptures sur l’éclisse, la joue et la pointe (voir ici pour la localisation de ces pièces sur la caisse d’un clavecin)
dans ces années en a, parfois très notablement, aminci le bois, ce qui a eu pour effet de donner à sa sonorité, tout en préservant l’essentiel de sa densité flamande d’origine, un brillant et une
légèreté très italiens. Petit miracle dû à l’histoire de l’instrument, cette rencontre entre deux écoles de facture résolument différentes rend parfaitement justice à la dimension à la fois
septentrionale et méridionale de la musique de Bach, qui, héritier majeur de la tradition d’Allemagne du Nord reçue des mains de Buxtehude, était fin connaisseur, sans pourtant s’y être jamais
rendu, de ce qui se produisait en Italie, comme le montrent, entre autres, ses transcriptions d’œuvres de Vivaldi.
On aurait tort de croire que sa manière toute d’élégance et de raffinement va la conduire à une certaine forme
d’aplanissement des contrastes et des dynamiques ; il n’en est rien et, pour vous en convaincre, écoutez la puissance mais aussi la finesse avec laquelle la Fantaisie en la mineur BWV
922 est déclamée et tenue. Violaine Cochard réussit également, tout au long de ce disque, à atteindre un parfait équilibre entre la rigueur indispensable pour que de vastes architectures comme la
Toccata en ré mineur BWV 913 ne s’effritent pas et la liberté nécessaire pour rendre les humeurs fantasques de telle Fantaisie ou de tel Capriccio, sans oublier d’instiller ce
qu’il faut de vigueur pour que les pièces inspirées par la danse conservent tout leur caractère. Mais une des plus belles réussites de cette réalisation réside sans doute dans l’étonnante
sensation de proximité, de familiarité qu’elle dégage, découlant non seulement d’un travail préparatoire de qualité ayant permis à l’interprète de mûrir sa vision, mais aussi de sa volonté de
faire vivre et de transmettre cette musique avec le plus de spontanéité et de naturel possible. On est ici très loin du Bach hiératique et s’adressant à Dieu seul que s’est plu à propager
l’imagerie romantique ; ici, nous écoutons un compositeur d’une simplicité et d’une franchise réellement émouvantes qui s’adresse à nous à hauteur d’homme, sans que son envergure en soit pour
autant rapetissée.
Je vous recommande donc doublement ce disque Bach de Violaine Cochard, non seulement parce qu’il donne à entendre des pièces et un
instrument également superbes, mais aussi parce qu’il permet, pour ceux d’entre vous qui ne la connaîtraient pas encore, de découvrir et, pour les autres, de retrouver telle qu’en elle-même une
formidable musicienne que l’on espère voir très bientôt mettre de nouveau l’acuité et la fraîcheur de son regard au service de ce répertoire et de bien d’autres.
Johann Sebastian Bach (1685-1750), Préludes et autres fantaisies| Juin 2012 | ||||||||||
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Cher Jean-Christophe,
Je suis sous le charme, à la fois de l'instrument et de l'instrumentiste, je ne m'en remets pas et j'attends avec impatience de recevoir le CD, car les trois morceaux que tu as choisis sont si différents que j'imagine qu'il me réserve de merveilleuses surprises.
Comme tu le dis si bien, Bach ici descendu de son piédestal n'en est que plus grand. Quel plaisir de l'harmonie, au sens premier du terme, mais aussi quelle vie palpitante dans cette musique. Ce diable de compositeur m'étonnera toujours...
Depuis que je reconstitue ma discothèque, je n'avais été attirée par aucun enregistrement de clavecin. Ce qui m'a sauté à l'oreille avant tout c'est la qualité sonore du rendu qui tient sans doute aussi à tout ce que tu dis au sujet de l'instrument. Quant à l'interprète elle se joue de toutes les difficultés avec maîtrise et elle nous invite vraiment à pénétrer au coeur de cette musique avec simplicité et gourmandise.
Lorsque j'ai lu ta rétrospective des meilleurs CD 2011, j'était très tentée d'acheter le Léonard Paminger de Stimmwerk, mais je ne savais pas quoi commander avec (j'en avais déjà quelques uns), et voilà dès ton premier billet 2012, tu me donnes la solution.
Mille mercis!
Chère Nicole,
J'ai volontairement attendu le début de l'année pour parler de ce disque, car il m'a vraiment touché et je ne souhaitais pas qu'il passe inaperçu, avalé par le mélange d'agitation et d'indifférence propre à la période des fêtes de fin d'année, qui est heureusement derrière nous maintenant.
Je suis très heureux que ce Bach à la fois immense et très humain t'ait séduite; il est effectivement très riche, pour mille raisons : une interprète pleine de talent qui sait ce qu'elle fait, un instrument somptueux et une captation qui ne l'est pas moins, la directrice artistique du tout jeune label agOgique étant réputée depuis longtemps pour la qualité de ses prises de son.
Je suis curieux de savoir si l'écoute de ce disque provoquera chez toi le même phénomène de répétition que chez moi : il m'est arrivé de passer des journées entières rien qu'avec lui, sans jamais éprouver le moindre sentiment de lassitude. Tu me diras ?
Très belle journée et merci pour ton commentaire.
Autant pour moi, jusqu'à présent quand j'ai acheté des CD que tu conseillais les liens menaient toujours à Amazon, je croyais commander les deux CD ensemble. Et voilà, je suis piégée, les liens n'ont rien à voir. Et bien tant pis, c'est décidé je commande les deux quand même...
En fait, tu peux trouver ce disque sur tous les sites de vente. Généralement, je m'arrange toujours pour fournir le lien vers les sites proposant le meilleur rapport qualité de service-prix, qu'il s'agisse d'Amazon, d'Outhere ou d'autres (je viens de vérifier, le disque est en rupture de stock sur Amazon).
Tu n'es pas sans connaître, mon tourangeau préféré, l'ambiguë relation que j'entretiens avec Jean Sébastien BACH. Mais là, je reste positivement sans voix. Les trois extraits que tu proposes (tous dans ces tonalités mineures que nous apprécions par ailleurs tous les deux) sont à tomber par terre. Violaine COCHARD y es divine. Un premier disque, sous l'égide du label agOgique, qui démarre cette nouvelle année si particulière d'une heureuse façon. Son acquisition prochaine est une évidence...
Je t'embrasse, mon ami.
Je sais que tu n'es pas un fanatique de la musique de Bach père, cher Cyrille, c'est donc avec d'autant plus d'étonnement que j'ai lu ton commentaire. Les extraits donnent, je crois, une idée assez juste de la variété et de la qualité d'un récital qui est peut-être, à la réflexion, une des meilleures portes d'entrée pour découvrir et aimer les pièces pour clavecin du Cantor de Leipzig. Je suis certain que l'écoute de l'intégralité du disque te donnera beaucoup de plaisir et je te serais reconnaissant si tu me donnes ton avis à son sujet.
Je t'embrasse moi aussi et te remercie d'avoir pris le temps de laisser quelques lignes ici.
Bonjour Jean-Christophe et bonne année, merci d'écrire aussi bien et aussi longuement sur ce merveilleux enregistrement ! J'ai moi aussi découvert ce CD par hasard à la fin de l'année 2011. Double découverte puisque je ne connaissais pas Violaine Cochard qui possède tant de qualités, de technique certes mais aussi de charme, de naturel, de sincérité et cela m'a donné envie de découviri ses autres enregistrements en soliste commme les deux volumes consacrés à François Couperin.
Bonjour Frédérique et, avant toute chose, tous mes bons voeux pour cette nouvelle année.
Le hasard a bien fait les choses, puisqu'il a mis sur votre route un des disques les plus attachants parmi ceux parus l'année dernière et vous a permis de découvrir une interprète dont vous avez parfaitement défini les qualités, preuve de l'attention de votre écoute. Je suis frappé, moi aussi, par la sincérité qui se dégage de ce récital, par sa fraîcheur et sa hauteur de vue sans aucune froideur aussi. Vous pouvez en toute confiance aborder les deux volumes consacrés à Couperin, ils sont de la même eau, à la fois limpide et profonde.
Merci pour votre commentaire.
Quelle chance tu as de pouvoir écrire ces lignes lumineuses ! Cette liberté coûte cher, je le sais. Tes phrases sont cristallines comme le diamant. Elles accompagnent si bien la sonorité de ce clavecin et le jeu de cette belle interprète.
Tout est délicat dans ce billet, du choix des peintures à celle de la photo de Violaine Cochard, que j'aime à m'imaginer au Prieuré de Saint Cosme.
L'annonce faite à Violaine... Elle a tout compris.
Tu as raison, Dominique, j'ai de la chance, car si ce blog nécessite l'investissement que tu sais sur tous les plans, au moins personne ne vient-il s'approprier mon travail ou y pratiquer des coupures sauvages.
Je suis heureux que tu aies été sensible à ce billet où j'ai tenté de recréer l'atmosphère intime qui préside au récital de Violaine Cochard, une interprète dont j'aime les enregistrements et que j'ai eu la joie d'entendre également en concert, l'été dernier au festival de Sablé, moment plein de grâce mais aussi de caractère. J'espère sincèrement qu'elle ne tardera pas trop à nous offrir un nouveau disque.
Grand merci pour ton commentaire plein de délicatesse et de coeur.
Cher Jean-Christophe,
Un très grand merci pour ces pages superbes à lire et à écouter que vous nous offrez régulièrement, avec tous mes voeux pour continuer à partager ce plaisir en 2012.
Très amicalement
Jacqueline
Chère Jacqueline,
Je vous laisse imaginer à quel point votre message me touche, comme le fait que vous preniez le temps de suivre ce que je publie ici. Je vous souhaite tout le meilleur pour cette nouvelle année qui, je l'espère, nous autorisera quelques rencontres propices aux échanges.
Soyez certaine de mes fidèles pensées et de mon amitié.
Jean-Christophe
Vraiment merci Jean-Christhope pour votre article qui me va droit au coeur !!!
amicalement
Laurent
C'est moi qui vous remercie, Laurent, pour l'extraordinaire qualité du travail que vous fournissez afin de permettre aux musiciens de disposer de merveilleux instruments sur lesquels exercer leur art.
Avec mon admirative amitié.
Tout est vivant là-dedans, quel bonheur !
Faut-il l’avouer, je ne suis pas une inconditionnelle du grand Jean Sébastien, même si je ne lui conteste pas ce titre. Mais là, je retrouve avec étonnement et ravissement un véritable plaisir d’écoute au naturel. Le talent de Violaine Cochard, tout en finesse et limpidité est incontestable, sa façon d’éclairer les enchainements harmoniques leur enlève toute rigidité, les perles qu’elle égrène dans la fantaisie en la sont un vrai feu d’artifice. A regarder son portrait, on ne s’étonne pas que sa musique soir rayonnante.
Quant au clavecin, c’est une pure merveille qui marie avec bonheur le scintillement du registre aigu avec le velouté du registre grave. L’amour du travail bien fait quand chacun y met tout son talent donne des résultats magiques.
J'ai presque envie de vous dire que votre dernière phrase pourrait figurer en exergue de cette chronique, tant elle me semble résumer l'esprit de ce disque de Violaine Cochard, Danièle.
Je vais vous faire un aveu : si j'ai le plus grand respect pour la musique de Bach père et que je considère certaines de ses pages comme des monuments qui n'ont guère été égalés (je pense, entre autres, aux Passions), je préfère souvent la musique de ses fils, et en particulier de Carl Philipp Emanuel, un de mes compositeurs de chevet. Mais ici, que de vie, que de lumière et que d'humilité sous les doigts de Violaine Cochard. Son disque est de ceux qui font aimer Bach parce que sa lecture lui confère, à mon sens, une véritable présence, loin des abstractions mathématiques ou théologiques dans lesquelles il est parfois enfermé, comme le Dulcken magnifiquement restauré par Laurent Soumagnac et supérieurement capté par Alessandra Galleron fait aimer le clavecin. Le travail amoureux de trois merveilleux artisans et c'est un peu de magie qui s'invite dans notre quotidien.
ll y a de la vie, très pure dans ce disque de toute évidence. De la vie et de la joie. Souhaitons que ce disque soit à nouveau très rapidement dans les stocks des disquaires. Je serai de ces acquereurs. Merci pour cette nouvelle découverte Jean-Christophe.
amitiés,
Laurent
Un disque à la fois intime et jubilant, comme un bon moment passé entre amis ou en famille dont on aime à se ressouvenir. Je suis sincèrement heureux qu'il t'ait plu, toi qui aimes le clavecin avec cet enthousiasme et cette sincérité qui rendent l'oreille exigeante.
Merci pour ton commentaire et avec mon amitié,
Jean-Christophe
PS : j'ai vérifié, le disque est de nouveau disponible, il est distribué par Harmonia Mundi, précision peut-être utile pour toi qui ne résides pas en France (le lien en fin de billet te permet, si tu le souhaites, d'en faire l'acquisition directement chez l'éditeur).
Violaine Cochard était hier sur France Musique l'une des invités de l'émission Un mardi idéal, on peut la réécouter sur le site :
http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/butaux/emission.php?e_id=80000066
Vous êtes un homme en or, Cristophe, grand merci pour cette information qui m'aurait complètement échappé sans votre intervention.
J'ai bu du vin de soif et y ai trouvé l'elixir de l'au-delà de la soif.
Celui que, tout besoin comblé, on déguste.
Je me trouve tout dépourvu de n'avoir que cela à dire.
Mais que dire d'autre ?
Merci Violaine C la magicienne, merci Jean-X le passeur, et, bien entendu, ne l'oublions pas, merci Bach.
Ah oui, la chaise d'enfant à la lourde somptuosité m'enchante
Après la sensation de fraîcheur des premières rasades, la suite de l'écoute laisse en bouche des parfums persistants et délicieux, marque d'un disque élaboré avec soin et servi à parfaite maturité. Une des lectrices ayant commenté avant toi a parlé d'amour du travail bien fait qui permettait à la magie de s'installer, une définition qui me semble très juste. Alors que la crise du disque est, plus que jamais, une réalité, remercions les artisans qui nous régalent de telles entreprises.
Merci pour ton commentaire.
J'ai enfin trouvé le temps et la disponibilité d'esprit nécéssaires à la lecture et l'écoute de ton billet. Cette approche intime, remarquablement évoquée par un réjouissant tableau familial, le son particulier de cet instrument, sans oublier la lumineuse et pétillante Violaine Cochard ne peuvent que me séduire, et vont peut être me faire passser du statut de béotienne à celui de néophyte en ce qui concerne Bach et le clavecin... Un chaleureux bravo aussi à ce label dont j'ai déjà apprécié la qualité du précédent coffret.
Et moi, je trouve enfin le temps pour te répondre
Je suis ravi, bien sûr, que ces quelques extraits t'aient
séduite, toi dont je connais le peu d'appétence naturelle pour le clavecin et j'espère que ce disque va te donner l'envie d'en écouter d'autres sur le même type d'instruments (je me tiens à ta
disposition pour tout conseil, ça va de soi). Me livreras-tu tes impressions d'écoute une fois celle-ci faite ?
Merci pour ton commentaire.
Un prélude à ma fantaisie : vous m'offrez votre bras alors que je me dématérialise. Un bonheur à tout casser. Je t'embrasse fort
J'espère bien qu'un jour ce prélude se transformera en gigue à danser à l'air libre, très chère Marie. Je t'embrasse bien fort moi aussi
Est-ce ce clavecin magique, l'interprête guillerette, le programme subtilement agencé, l'enregistrement de qualité (les enregistrements de clavecin ne sont pas toujours satisfaisants) , en tout cas c'est un concert alerte, qui rend heureux !
Je pense que c'est un peu de tout ceci, mais aussi - surtout ? - le cœur avec lequel ce disque a été réalisé qui le rend si éloquent et si touchant. Après l'avoir beaucoup écouté pour écrire ce billet, je ne manque pas d'y revenir et chaque nouvelle écoute est un véritable régal.
Encore tous mes vœeux pour que votre journée soit belle et merci de votre fidélité, Framboise.
C'est la Fantaisie qui garde son caractère entraînant, pour aller au bout de sa tâche. Un rythme dynamisant par sa régularité. J'aime beaucoup.
Et qu'y a-t-il de mieux, au fond, qu'accomplir sa tâche en y mettant ce qu'il convient de Fantaisie ? Je suis heureux que celle-ci accompagne la tienne