Nous voici arrivés au terme du parcours qui, tout au long de la semaine, vous a présenté ce que je pourrais appeler l'univers parallèle qui, au même titre que la musique « classique », tisse le fil de mes émotions. J'ai bien conscience que nombre d'entre vous pourra être resté perplexe face à ce déferlement inattendu de sonorités plus contemporaines, qui s'achève aujourd'hui par la playlist d'une quarantaine de minutes réalisée par mes soins pour clore cette semaine. Mais comme le dit ma douce Ghislaine qui sait de quoi elle parle lorsqu'il s'agit de musique et de métissage des cultures, l'essentiel n'est pas de coller des étiquettes, mais bien de laisser, sans préjugés, leur place à toutes les musiques. Et n'oublions surtout pas que ce que nous considérons aujourd'hui comme des trésors patrimoniaux a un jour été aussi actuel et parfois dérangeant que les chansons qui vous ont été présentées cette semaine.
Passée des arts va maintenant reprendre son rythme de croisière et revenir sur des terres plus familières. Dans quelques heures, je romprai le jeûne de musique « classique » que je me suis imposé depuis dimanche dernier pour replonger en plein XVe siècle en compagnie d'Ockeghem revivifié par l'ensemble Diabolus in musica, en espérant secrètement que la privation engendrera sa part de vertige. Je remercie, une fois encore, celles et ceux qui auront suivi et encouragé les différentes étapes de cette semaine inhabituelle.
A toutes et à tous, je souhaite une belle fête des musiques.
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